Beaucoup me le disent: "Mais Pascal, tu ne blogues plus !"

La vérité c'est que si j'ai lancé des blogs à de nombreuses reprises depuis 1998, je n'ai jamais blogué vraiment.

Mais quand Laurent m'implique dans une chaîne (c'est la première fois ! que d'émotion !), et qu'en plus il s'agit de musique, je ne peux pas me dérober.

Le thème choisi par Laurent est "votre chanson d'été". S'il m'avait lancé sur "vos 10 chansons préférées au monde" j'aurais eu un mal de chien. Mais là, facile: à peine lu le thème, s'est imposée à moi La ballade du mois d'août 1975 par Charlélie Couture.

Il ne s'agit pas d'une attache chronologique: en 1975 j'avais 14 ans, et je n'ai pas de souvenir particulier de cet été-là. L'été suivant par exemple aurait été plus marquant, puisque c'était l'été du premier retour en Bretagne de ma vie (je raconterai cela peut-être un jour).

Il ne s'agit pas d'une attache géographique, puisque l'ambiance de la chanson évoque davantage le sud (?) que la Bretagne.

Il ne s'agit pas d'une attache sentimentale, puisque je ne me souviens pas avoir jamais fait l'amour sur un toit. Ou alors il y a longtemps. Ou bien j'ai oublié. Ou elle sentait pas bon (!)

Non. Rien de l'ordre de la raison. Cette chanson m'a marqué dès la première écoute, par son ambiance, par sa nostalgie et sa moiteur, par son évocation des moments simples et beaux, quand on a envie de dire: on est bien, simplement bien. Cette chanson raconte une histoire, et fait résonner en nous des sentiments et des images emmêlés: c'est tout simplement une belle chanson, réussie. En plus elle contient le mot pastis, ce qui est assez rare dans la chanson française !



J'ai beaucoup écouté Charlélie Couture pendant la première moitié des années 1980. J'aurais pu aussi choisir l'histoire du loup dans la bergerie, mais ce n'est pas une chanson d'été, c'est plutôt une chanson de bistrot un peu glauque fréquenté par des pochetrons.